Claude Thevenet

"Aucun mortel ne peut garder un secret" – Sigmund Freud


Réflexions autour de mon dernier roman : « Le piège ottoman »

Le sujet de mon troisième roman, Le piège ottoman, est purement conjoncturel.

Quand j’étais à la Direction de la surveillance du territoire (DST), l’ancêtre de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), j’avais eu l’occasion de me pencher sur l’islamisme turc et ses dérives. Tout ce qui est arrivé ces deux dernières décennies avait été anticipé dès les années 1990. J’avais publié un article sur ce sujet, paru dans les Cahiers de l’Orient, dirigés par mon défunt ami Antoine Sfeir (Les activistes du califat, pages 85 à 103).

La montée de l’intégrisme, la paranoïa du président Erdogan avec son rêve de rétablir l’empire ottoman et de Patrie bleue (Mavi Matan) basée sur la revendication d’un vaste domaine maritime en Méditerranée orientale, la corruption généralisée au niveau de l’Etat, m’ont inspiré.

Les tensions entre la Grèce et la Turquie à propos des zones riches en hydrocarbures au nord de Chypre m’ont donné l’idée du synopsis.

Enfin, son écriture a été plus longue que pour les deux autres, a demandé plusieurs réécritures, notamment à cause des changements géopolitiques dans la région.


Laisser un commentaire

Évènements